|

Guérir de ses peurs
12 étapes pour vaincre l'agoraphobie
Il est normal pour un être humain d'avoir
des inquiétudes. Ce qui l'est moins, c'est lorsque l'on vit
continuellement dans ses peurs, ses angoisses et ses
phobies.
Lorsque la personne perd sa liberté au prix de ses peurs,
cette personne devient prisonnière d'elle-même. Elle s'est
monté des murs sans porte, parce qu'elle ne prend pas
conscience de ses inquiétudes, de ses peurs non résolues.
Alors, il n'y a aucune issue. Toute sa vie, elle vivra sous
l'emprise de ses sentiments négatifs, ses croyances, ses
fabulations, enfin des situations qui sont demeurées
incomplètes. Lorsqu'une situation est demeurée incomplète,
cela amène de la contrariété. Le corps réagit alors par des
petits malaises qui essaient de nous livrer leur message : "
pourquoi tu ne m'entends pas te dire que je ne suis plus
capable de me sentir rejeté? " Nous avons tous des
situations à compléter. Comme dans l'exemple de rejet,
prenons un enfant qui dans son enfance a toujours ressenti
le rejet, des parents, à l'école, ses amis, et n'écoute
jamais le message pour le comprendre et surtout pour le
transformer (le guérir). Il sera plus tard aux prises avec
de l'angoisse, de l'anxiété et enfin, des peurs qui
l'empêcheront d'être.
L’ANXIÉTÉ
Nous sommes tous portés lorsque nous vivons de l'anxiété,
de l'angoisse, à vouloir étouffer, l'endormir, parce que
cela est douloureux au niveau de l'être et que c'est un
réflexe du subconscient pour nous protéger. Par contre,
l'anxiété et l'angoisse grandissent parce que le problème
n'est jamais résolu. Ce n'est pas une émotion, c'est la
conséquence justement de ne pas ressentir des émotions.
Beaucoup de personnes font de l'anxiété par habitude et
d'autres seront confrontés seulement à leurs peurs. Celles
qui le font par habitude, le font parce qu'elles ont appris
à s'inquiéter et ne connaissent pas autre chose.
Les personnes de nature anxieuse agissent toujours de la
même façon. Elles recherchent une certitude que tout va bien
aller. Elles veulent contrôler tout ce qui leur arrive pour
se donner l'impression qu'elles sont toujours à la hauteur
parce que c'est une grande peur qui se cache derrière.
L'anxiété est faite consciemment, c'est de donner du pouvoir
à notre subconscient. Les personnes croient qu'en
s'inquiétant, tout s'arrangera et qu'elles trouveront des
solutions. Cela est tout à fait faux, c'est une mauvaise
habitude. En agissant ainsi, ces gens sont tellement
préoccupés par leur questionnement, qu'ils ne peuvent voir
les solutions positives qui pourraient se présenter.
S'inquiéter quant au futur ne donne absolument rien,
seulement des tensions, un mal d'être. Les personnes qui
vivent d'anxiété chronique verront un jour l'anxiété se
transformer en angoisse très forte et ont de bonnes chances
de souffrir d'agoraphobie ou de phobies.
Pour éliminer l'anxiété, nous devons arrêter immédiatement
de nous poser des questions inutiles, par exemple : " est-ce
que je vais être encore avec mon conjoint dans 20 ans? ", "
est-ce que mon fils va avoir de la facilité à l'école? ", "
est-ce que je vais garder mon emploi? ", etc. Ces questions
ne donnent rien. La personne doit plutôt apprendre à
ressentir et prendre conscience de sa vraie peur qui est de
ne pas être à la hauteur. On ne peut traverser un pont avant
d'arriver à la rivière! C'est la même chose face à tout ce
questionnement. Dès qu'on ne se sent pas bien avec une
pensée, c'est que nous ne sommes pas dans le bon chemin.
C'est un signe que notre pensée est négative. Donc, nous
devons la remplacer par une autre plus positive : " je fais
confiance à la vie! ", " j'arrête de me battre contre tout
et j'accepte les expériences qui se présenteront à moi comme
transformation et non comme destruction ".
Pour la personne qui ne souffre pas d'anxiété chronique,
mais seulement lorsqu'elle est en présence de quelque chose
de nouveau, par exemple de passer une entrevue pour un
nouvel emploi, elle ressent des malaises dus à l'anxiété
parce qu'elle ignore son message, qui serait peut-être la
peur d'échouer, d'être jugé, etc. Si elle va ressentir et se
poser des questions à l'intérieur d'elle comme : " qu'est-ce
que je ressens? ", elle sera capable de ressentir sa peur et
ainsi la remplacer pour voir l'anxiété disparaître
complètement parce qu'elle y aura fait face. C'est lorsque
l'on tente d'ignorer, de ne pas y penser, que les tensions
surgissent. Elles sont là pour nous rappeler qu'il y a
quelque chose qui est négatif face à nos sentiments, nos
pensées.
L'ANGOISSE
L'angoisse est la résultante de l'anxiété qui n'a pas été
ressentie et qui maintenant est devenue beaucoup plus forte.
Elle provient du subconscient. C'est comme une panique
intérieure, avec une peur de mourir et le sentiment d'être
pris, de perdre la raison. L'anxiété est plus au niveau
conscient puisque le problème qui nous inquiète est présent.
Par contre, l'angoisse est au niveau inconscient parce
qu'elle est enfouie à l'intérieur de nous. En sa présence,
vous devez accueillir les symptômes et ressentir les
sentiments. Ressentir n'implique pas de sentir les
symptômes, car cela ne donne absolument rien sinon de vous
faire paniquer davantage. Il s'agit tout simplement de
ressentir et se poser la question : " comment je me sens à
l'intérieur? " Les réponses peuvent être les suivantes : la
peur d'être jugé, humilié, abandonné, rejeté, d'avoir le
sentiment d'être coupable, trahi, d'injustice, peur d'échec,
de se tromper.
Il ne faut jamais essayer de combattre l'angoisse, car
elle est un cri de l'organisme qui vous indique qu'il y a
une blessure à guérir, quelque chose à régler, sinon cela ne
fait qu'augmenter les symptômes. Vous devez tout
simplement vous abandonner et vous connecter à l'intérieur.
Le physique va répondre par des symptômes, mais allez plus
loin. Ce que vous cherchez, c'est un sentiment. Il est tout
à fait normal qu'au début vous ne ressentiez rien, mais ce
n'est pas grave. C'est tellement enfoui en vous, qu'au début
de cette pratique, vous ne ressentirez probablement qu'un
mal-être. Si c'est le cas, ressentez ce malaise tout
simplement. Vous pouvez ressentir de la peine, de la
tristesse, de la colère. L'important c'est de s'abandonner,
de ne pas se battre avec la peur, et vous aurez vos
réponses. Lorsque vous êtes capable de les ressentir,
demandez-vous : " qu'est-ce que je crois? ", " qu'est-ce que
je nourris? " En suivant cette démarche, vous découvrirez la
source de vos angoisses et par le fait même, la fausse
croyance que vous devez changer et guérir. Il vous suffit de
la changer et l'angoisse disparaît.
RÉSUMÉ
-
Prendre conscience qu'il y a quelque chose qui me
tracasse;
-
Se poser la question : " qu'est-ce que je ne veux pas
regarder en face et que je fuis? ";
-
Accepter la réponse telle quelle sans essayer de la
changer ou de se dire que cela ne se peut pas;
-
Reconnaître que ce que je ne veux pas voir est un
problème pour moi et que maintenant je suis en sa
présence et j'ai le choix de le guérir ou de continuer à
faire l'autruche.
L'angoisse, comme je l'expliquais précédemment, est là pour
nous indiquer qu'à l'intérieur de nous, il existe des
blessures et des sentiments négatifs qui ne sont pas guéris
et qui demandent à être écoutés. En les fuyant, vous ne
connaîtrez jamais les vraies peurs qui vous habitent et qui
sont là pour être comprises et libérées. Il est important de
comprendre que les personnes qui vivent beaucoup d'angoisse,
ce sont des personnes qui ont la mauvaise habitude de mettre
leur problème de côté, comme les agoraphobes. Ils
s'oublient, ne savent plus qui ils sont. L'agoraphobie est
un moyen sévère qu'emploie notre organisme pour se faire
entendre. Cela peut dénoter un mal de vivre qui dure depuis
longtemps, suite à un événement traumatisant. En résumé,
c'est comme un trop-plein qui déborde, c'est un mal qui nous
indique que plusieurs réactions à des événements n'ont pas
été vécues, ressenties complètement et par le fait même pas
intégrées. Elle nous signale qu'il y a des expériences qui
sont demeurées incomplètes. Comme le corps a besoin de ces
expériences pour être en équilibre, il les ramène sous forme
de phobies. Ce n'est donc pas une maladie mentale, mais un
mal d'être. Les personnes qui souffrent de ce problème
doivent apprendre à vivre en travaillant sur plusieurs
aspects de leur vie, tant émotionnel, spirituel,
intellectuel que psychique.
LES CRITÈRES
POUR RECONNAÎTRE L’AGORAPHOBIE
hypersensibilité, 7e
sens;
responsable du bonheur et du malheur des autres;
plexus ouvert et veut contrôler à sa façon;
ne prend pas sa place;
peur de la mort à tous les niveaux;
dépendance du lien maternel;
manque d'amour envers soi;
hypoglycémie;
psychique très développé;
sentiments négatifs, abandon, trahison, rejet, injustice et
humiliation
(qui se caractérisent sous deux grande peurs :
peur de la mort et celle de la folie)
Ce sont les vraies peurs qui se cachent derrière.
L'agoraphobie se développe suite à plusieurs situations où
l'on a renié les sentiments qui accompagnaient ces
expériences et où l'on ne voulait pas ressentir parce que
cela faisait trop mal. Par exemple : une personne se
retrouve sans emploi et elle vit une séparation. Elle
circule sur l'autoroute et survient une crise de panique.
Elle ne comprend pas, sauf qu'elle a eu peur et qu'elle ne
veut plus que cela se reproduise. Si elle avait ressenti la
peur d'être abandonnée et la guérir, elle n'aurait jamais eu
de crise de panique. La panique est un cri d'alarme de
notre organisme parce qu'il a pour but de demeurer en
équilibre. Pour pouvoir éliminer l'agoraphobie, la
personne doit apprendre à vivre, à ressentir ce qu'elle a
étouffé depuis longtemps. Voici un aperçu de la démarche :
- Apprendre à gérer ses émotions
- Guérir ses blessures du passé
- Apprendre à s'aimer
- Apprendre à se faire confiance
- Travailler à devenir positif
- Ne plus embarquer avec la culpabilité
- Guérir ses dépendances
- La notion de responsabilité, etc.
Toute souffrance provient d'un manque de connaissance. Ce
qui nous amène à nous en libérer, c'est la connaissance que
nous allons chercher.
Nous ne sommes pas venus au monde avec un manuel
d'instructions, mais c'est à nous de nous donner cette
éducation. On nous a appris à trouver des coupables, mais
jamais on ne nous a enseigné à être responsables. Nous ne
parlons pas de la responsabilité dans la vie au niveau du
travail ou de la famille, mais bien ici d'apprendre à être
responsable face à nos émotions. Le plus beau cadeau
qu'un être puisse se donner, c'est cette connaissance qui
nous amène tous vers le chemin de la liberté. Si nous
demeurons cloisonnés dans nos vieux modes de pensées, nous
risquons de demeurer coincés avec toute notre souffrance. Je
répète souvent que nous avons tous la liberté de choisir le
chemin que nous voulons bien : se détruire ou se construire.
Évidemment, celui de la construction implique d'aller se
chercher des outils et des matériaux, cela demande des
efforts, mais combien gratifiant.
La peur lorsqu'elle surgit dans notre vie, n'est pas là pour
nous détruire. C'est plutôt la réaction que nous aurons qui
sera soit destructive ou constructive. Son but est de nous
montrer qu'au bout il y a une leçon à comprendre, une
faiblesse à transformer en force. Finalement, elle est là
pour nous rendre plus forts, nous donner quelque chose que
nous n'avons pas. Prenons l'exemple d'un petit garçon qui le
soir dans son lit voit des monstres sur son mur. Il se cache
sous ses couvertures en continuant de fabuler, et ce,
jusqu'à ce qu'il réussisse à s'endormir. Par contre, si
l'enfant se lève et va confronter ses craintes, il pourra
constater que c'est une branche d'arbre qui se reflète sur
le mur et qu'il n'y a pas de monstre. Sa peur tombera et
plus jamais il n'aura peur des monstres, parce qu'il aura
été jusqu'au bout.
C'est la même chose pour des peurs d'adultes. Nous devons
laisser la peur nous donner son message et plier avec elle
et non le contraire. Nous ne devons jamais nous battre avec
une peur, car nous ne gagnerons pas. Le subconscient est
comme un disque dur d'un ordinateur. Il enregistre tout,
mais il n'est malheureusement pas capable d'analyser. Nous
nous retrouvons avec beaucoup de sentiments négatifs, de
pensées négatives, parce que le rôle du subconscient est
tout simplement d'enregistrer et de nous avertir lorsque
nous sommes en danger suite à une croyance que nous avons
prise. Le subconscient ne dit pas toujours la vérité et nous
devons l'éduquer. Il est un très bon serviteur, mais un très
mauvais contrôleur.
En résumé, nous devons apprendre à transformer nos peurs en
forces pour être complètement nous-mêmes et non une
photocopie de quelqu'un d'autre.
Nathalie Jean
psychothérapeute
Revenir en haut de la
page
|