vaincre l'agoraphobie, l'anxiété et les peurs

 

Activités

  • Cours atelier de groupe
    Guérir de ses peurs
    (12 semaines)

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Conférences

  • Hôtel Plaza Québec, le 19 décembre 2009, de 9h am à 16h
  • Cours sur DVD

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La symbolique

Clef des peurs

La peur, quelle qu'elle soit, est la symbolique d'une émotion non gérée, non vécue. Si nous gérons l'émotion, la symbolique disparaît. Ainsi, la peur et les symptômes tombent.

La symbolique représente donc un message pour connaître une partie de nous que nous mettons de côté dans notre vie de tous les jours.

La plupart des approches thérapeutiques pour guérir des peurs sont des approches cognitives, c'est-à-dire que la personne devra être confrontée plusieurs fois à ses peurs pour s'en désensibiliser graduellement. Il est vrai que cette technique peut faire diminuer les peurs, comme celles de se retrouver dans des endroits clos, dans les foules, les restaurants, la peur de conduire sa voiture, un enfant qui a peur de la noirceur, la phobie des araignées, etc. Ces approches par contre, omettent de guérir la cause réelle de la peur qui s'est manifestée sous forme de symbolique. Si la cause réelle n'est pas réglée, comprise, elle se manifestera d'une nouvelle façon. La peur trouvera une autre symbolique pour refaire surface et pour tenter de faire comprendre le message incompris.

L'approche cognitive à elle seule ne tient donc pas compte de la symbolique qui représente l'émotion non compris et elle ne traite malheureusement que le comportement à adopter face à une peur. Ainsi, la peur n'est qu'anesthésiée que pour une durée limitée.

Il existe plusieurs façons d'endormir une peur : les anxiolytiques, les antidépresseurs, être confronté sans connaître la peur sous-jacente, la programmation de pensées positives et surtout la banalisation, de se faire croire par l'évitement que cela ne nous dérange pas. Mais tout ceci ne fait qu'augmenter la peur qui un jour ou l'autre réapparaîtra encore plus forte.

Les médicaments servant à endormir les peurs se vendent à très grande échelle. Cela nous démontre que des millions de gens vivent des peurs tous les jours sans les guérir. La prise de médicaments est parfois nécessaire, mais à elle seule, sans thérapie axée sur les émotions, est vouée inévitablement à l'échec. C'est l'une des raisons pour lesquelles le taux de rechute après l'arrêt d'antidépresseurs est si élevé. La peur demeurant endormie, dès qu'elle se réveille après la prise de médicaments, reprend de plus belle créant une rechute chez l'individu.

L'agoraphobie est une forme de peur et je l'ai vécue pendant plus de 13 ans. Ce vécu, ajouté à mes études m'a amenée à vouloir comprendre les peurs et les guérir de façon définitive. Lorsque nous comprenons leur message, les peurs se dissolvent comme elles n'avaient jamais existé. À titre d'exemple, l'enfant qui aurait peur de la noirceur pourrait être la symbolique de la solitude que l'enfant ressent, l'abandon.

Toutes ces peurs représentent donc des émotions non gérées.

Il existe quatre façons de gérer ses émotions. Lorsque la personne sera en présence d'une émotion, elle pourra y réagir selon l'une ou l'autre des façons suivantes :

  1. Sa réaction sera de se dévaloriser. La conséquence sera ultimement la dépression;
     
  2. Sa façon de réagir sera d'essayer de contrôler. La conséquence sera de développer des dépendances, tels la boulimie, l'anorexie, la dépendance affective, l'alcoolisme, la drogue, etc.;
     
  3. Sa réaction sera de banaliser, de se faire croire que cela ne la dérange pas, de renier;
     
  4. Gérer les émotions, ce qui veut dire observer, analyser, comprendre, accepter et finalement, de passer à l'action. La conséquence nous amènera à être bien, en équilibre.

En résumé, la peur cherche notre attention à travers les symptômes sur un sujet de notre vie auquel nous avons peur de faire face. La peur est alors la conséquence de ce que nous avons fait ou pas avec nos émotions. La peur essaie par son message, véhiculé par les symptômes, de nous ramener à l'ordre pour que nous puissions régler ce avec quoi nous ne sommes pas en accord et nous amener à être équilibrés.

Les sentiments que nous éprouvons lorsque nous sommes en présence d'une peur sont ceux que nous évitons dans notre vie.

Si le fait de vivre des peurs dans notre vie, par exemple, nous donne le sentiment de n'être qu'un minable, c'est précisément ce sentiment que nous évitons dans notre vie de tous les jours. Nous ferons tout pour renier ce sentiment de ne pas être bon, ce qui mettra sur la personne une pression et les symptômes ressurgiront pour nous faire prendre conscience de notre véritable peur. Pour résumer, ce que l'on croit être la conséquence est en fait la vraie cause des symptômes.

En ce qui concerne les jeunes enfants, plusieurs vivront diverses peurs incomprises des parents. Nous aurons tendance à sécuriser l'enfant en raisonnant sa peur. À titre d'exemple, nous lui dirons qu'il n'y a personne dans le garde-robe, que maman et papa sont là, qu'il n'y a pas de danger, que personne ne peut entrer dans la maison, les monstres n'existent pas, etc. Ces affirmations ne font qu'apprendre à l'enfant à renier ses véritables peurs.

La manifestation ne détermine pas la vraie chose. Je peux affirmer me sentir prise comme l'araignée dans sa toile, alors que la vraie chose c'est que j'ai de la difficulté à m'exprimer et prendre ma place. J'aurai alors recours à une métaphore pour décrire mon état. Je dois aller plus loin pour déterminer la vraie chose. Où je me sens prise dans ma vie? Le faux motif représente l'endroit. Les symptômes physiques représentent la façon dont j'ai géré l'émotion et la pensée phobique, la rumination, représentent l'évitement à ressentir.

En conclusion, une clef de guérison très importante est de laisser tomber les masques, de nous accepter tels que nous sommes. Nous avons tous tendance à mettre un masque pour nous montrer fort, parfait, à l'abri des erreurs, être performant, le meilleur dans tout. Ce masque devient très lourd à porter. Nous ferons semblant que des choses ne nous dérangent pas alors que c'est faux. Nous allons tolérer des situations dans lesquelles nous ne sommes pas bien. Nous tenterons de faire bonne figure à tout moment. Comme de nos jours la performance est très recherchée, c'est la raison pour laquelle les personnes souffrent de plus en plus de peurs. Nous devons nous ramener à l'essence même de ce que nous sommes, c'est-à-dire un être humain et non un faire humain.

C'est en faisant face à ce que nous sommes que nous devenons des êtres authentiques et que nous sommes capables de faire face à la réalité.

La peur, bien qu'étant souffrante, ne veut que notre attention pour que nous allions guérir nos blessures intérieures ou nos fausses croyances.

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